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Smart city : l’optimisation des transports, un défi d’actualité

Avec l’augmentation de la population dans les villes et l’émergence de la Smart city, les solutions pour développer et améliorer la mobilité urbaine se multiplient.

Le perfectionnement du réseau de transport urbain est la clé de voûte du développement des villes. Partout dans le monde, les collectivités explorent des solutions intelligentes liées à la gestion du trafic et à l’offre d’infrastructures permettant une meilleure mobilité. À l’ère du numérique, la multiplication des objets connectés ouvre le champ à de nouvelles possibilités.

Des exemples à suivre à l’étranger

Songdo, considéré comme le plus ambitieux projet de Smart city au monde, a surgit de terre en 2003 en Corée du Sud et sa construction s’est s’achevée en 2018. Cette ville de 610 ha a été planifiée de toute pièce pour répondre aux problématiques de la mobilité urbaine. Elle peut compter sur un système de transports électrique et aquatique autosuffisants énergiquement et de 25 km de voies cyclables. Son réseau routier est totalement équipé de capteurs qui calculent en temps réel le trafic, de façon à mieux gérer les feux de signalisation et éviter la formation de bouchons. Dans cette Smart city, rien n’échappe au numérique. Pas même le mobilier urbain, capable de transmettre des données d’affluence dans les arrêts de bus et de tramway afin de réguler le passage des véhicules.

Masdar City, construite en plein désert d’Abu Dhabi, rivalise d’inventivité pour atteindre ses objectifs de « première ville au monde zéro carbone et zéro déchet ». Cette ville, dont le projet a été lancé en 2006, a banni les véhicules à énergie fossile au profit d’un système de transports fonctionnant entièrement à l’énergie photovoltaïque. Les architectes ont ainsi conçu un réseau à la distribution optimale, de manière à ce qu’un piéton ne soit jamais à plus de 200 mètres d’une station. Mais la mascotte de Masdar City est sans conteste les véhicules PRT (« Personal Transit Rapid »), aussi appelés « taxi robot ». Ces voitures électriques sans conducteur peuvent circuler à la demande dans des voies souterraines, de façon à limiter le trafic en surface.

Et ce n’est pas un hasard si Singapour a déjà été classée « ville la plus connectée au monde » par le Juniper Research. Ici, la gratuité des transports publics a été instaurée pour inciter les habitants à délaisser leurs voitures personnelles. Des capteurs de densité de foule sont reliés au système de transport, qui analysent les données et proposent des solutions de déplacement à l’utilisateur afin d’éviter les engorgements. Des taxis sans chauffeur animent la circulation dans la ville. Le passager peut ainsi réserver sa course sur son smartphone et le trajet est enregistré par le système embarqué dans ces véhicules autonomes.

L’Hexagone poursuit sa course à l’innovation

En France, l’offre de transports est repensée, de façon à fluidifier le trafic et rendre les villes plus attractives. Rappelons que c’est à Rennes, en 1998, que le premier système informatisé de vélos en libre-service a vu le jour dans le monde ! À Paris, la RATP a déployé la technologie NFC dans ses abribus et stations de tramways. Un service d’information en temps réel qui permet à l’utilisateur de connaître la durée d’attente et de chercher les itinéraires les plus rapides via une application mobile.

Lyon, quant à elle, se distingue en étant la première ville à avoir intégré un service de navettes électriques autonome à son réseau public (Navya Arma). Ce véhicule sans chauffeur made in France est entièrement équipé de capteurs et permet de compléter l’offre de transports en circulant hors des réseaux habituels. Paris a également mis en place un service de navettes partagées, qui permet de rejoindre les aéroports. Et à Nice, un millier de caméras ont été déployées dans les rues pour permettre un meilleur contrôle du trafic et un système de capteurs intégrés dans les trottoirs informe le conducteur sur les places de stationnement libres. Un dispositif qui a d’ailleurs valu à la Cité des Anges la quatrième place du classement Juniper Research des villes les plus connectées au monde.